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Upon the Start of War
March 2003
(click here for Spanish,
French and Italian
translations)
The war in Iraq has begun. Another
war. The world itself is wounded, and people everywhere
are grieving, anxious, angry, and confused. An endless
river of suffering karma flows out of this technologized
violence, whose victims are not machines but living
beings, like ourselves. Unforeseen consequences of terrorism,
regional war, and environmental disaster will follow
quickly.
Our mission at BPF is to embody peace in ourselves,
in our communities and nations, and to oppose war everywhere.
We must do all that we can to oppose this war in particular,
to bring it quickly to an end, to limit casualties on
all sides, and to help victims that include the people
of Iraq, western troops, and ourselves.
2500 years ago Shakyamuni Buddha said:
Victory breeds hatred,
The defeated live in pain.
Happily the peaceful live,
Giving up both victory and defeat.
(Dhammapada, Verse 201)
There will be no victors in this war
between the United States and Iraq. But there will be
many victims all around the world. Behind all the posturing
and lies and guns, there are contending and unspoken
illusions of American Empire and a pan-Arab empire led
by Iraq. Empire bestows privileges on a few and suffering
on many. In accord with the Buddha’s truth of
impermanence, empires fall…without exception.
We cannot put faith in empire, in wealth, in homeland
security, or in our leaders’dissembling words.
Security is only found when we recognize that all beings
wish happiness, health, and meaningful life as we do.
We can also acknowledge that the work of peace has been
wide and deep over these last few months. The debate
has been unprecedented. Whole cities and countries have
spoken out wisely. We have not stopped this war, but
we may have limited it in ways we don’t know.
Our leaders know the whole world is watching. With our
steadfast witness, we may help them yet to see themselves
clearly.
In all seriousness we should consider this 1952 koan
from Pogo: "We have met the enemy, and he is us."
"Us" is each of us, and we are responsible
for transforming our suffering. "Us" is also
George Bush, Saddam Hussein, a grandfather in Iraq,
a young mother in the U.S. Army in Kuwait, a schoolroom
full of kids in Florida, on and on. We must help each
being see each other being. So long as we cling to notions
of "us" and "them," of empire, of
tribe, our world will be lost in suffering. All people
are chosen, all land is holy. Battles may happen, but
in Buddhadharma the cloak of justice can never be cut
to fit a war.
Al Comenzar la Guerra
La guerra en Irak ha comenzado. Otra Guerra. El mundo
mismo es herido, y
la gente en todas partes siente dolor, ansiedad, enojo
y confusión. Un
río sin fin de karma sufriente fluye de esta
violencia tecnologizada,
cuyas víctimas no son máquinas sino seres
vivientes, como nosotros.
Consecuencias no previstas de terrorismo, guerra regional,
y desastre
ambiental se sucitarán pronto.
Nuestra mision en BPF es darle cuerpo a la paz en
nosotros mismos, en
nuestras comunidades y naciones, y oponernos a la guerra
en todas
partes. Debemos hacer todo lo que podamos para oponernos
a esta guerra
en particular, para traerla a un pronto fin, para limitar
el número de
muertos de todos los bandos, y para ayudar a las víctimas
que incluyen
al pueblo de Irak, tropas occidentales, y a nosotros
mismos.
Hace 2500 años Shakyamuni Buddha dijo
La victoria engendra odio,
Los derrotados viven con dolor.
Felices viven los pacíficos,
Renunciando a ambos victoria y derrota.
(Dhammapada, Verso 201)
No va a haber vencedores en esta guerra entre Estados
Unidos e Irak.
Pero habrá muchas víctimas alrededor del
mundo. Detrás de todas las
posturas, mentiras y armas de fuego, hay ilusiones contendientes
e
inexpresadas de Imperio Americano y un Imperio pan-árabe
lidereado por
Irak. Un imperio ofrece privilegios a pocos y sufrimientos
a muchos. De
acuerdo con la verdad de la impermanencia del Buda,
los imperios caen.
Sin excepción. No podemos poner fe en imperio,
en riqueza, en seguridad
nacional, o en las palabras divisionistas de nuestros
líderes. La
seguirdad sólo se encuentra cuando reconocemos
que todos los seres
desean felicidad, salud y una vida con sentido tanto
como nosotros mismos.
También podemos reconocer que el trabajo por
la paz ha sido arduo a lo
largo de los últimos meses. El debate no ha tenido
precedentes. Ciudades
ypaíses enteros han hablado con sabiduría.
No hemos detenido esta
guerra,pero es possible que la hayamos limitado en formas
que no
comprendemos. Nuestros líderes saben que el mundo
entero los observa.
Con nuestro testimonio leal, es possible que los ayudemos
aún a verse a
sí mismos claramente.
Debemos considerar este koan de Pogo de 1952 con toda
seriedad: "Hemos
encontrado al enemigo, y él es nosotros".
"Nosotros" es cada uno de
nosotros, y nosotros somos responsables de transformar
nuestro
sufrimiento. "Nosotros" es también
George Bush, Sadam Hussein, un
abuelo en Irak, una joven madre en el ejército
de los Estados Unidos en
Kuwait, un salon de clase lleno de niños en Florida,
y demás. Debemos de
ayudar a cada ser a ver al otro siendo. Mientras nos
aferremos a
conceptos de "ellos" y "nosotros",
de imperio, de tribu, nuestro mundo
estará perdido en el sufrimiento. Todas las personas
son llamadas, toda
la tierra es santa. Es posible que se lleven a cabo
batallas, pero en el
Budadarma la capa de la justicia nunca puede re-confeccionarse
para quedarle a una guerra.
Alors que la guerre commence…
La guerre en Irak a commencé.
Une guerre de plus. Le monde lui-même est meurtri
et partout les gens sont saisis par le chagrin, l'anxiété,
la colère et la confusion. Une intarissable rivière
de souffrance découle de cette violence technologique
dont les victimes ne sont pas des machines mais des
êtres vivants, semblables à nous-mêmes.
Des conséquences imprévues suivront rapidement:
terrorisme, guerre régionale, désastre
écologique.
Notre mission à la Buddhist
Peace Fellowship (la confrérie bouddhiste pour
la paix) est d'incarner la paix en nous-mêmes,
dans nos communités et nos nations. Nous devons
en particulier faire tout ce qui est en notre pouvoir
pour nous opposer à cette guerre, la faire cesser
le plus rapidement possible, limiter le nombre des morts
et des blessés de chaque coté, et enfin
aider les victimes dont le peuple Irakien, les troupes
occidentales et nous-mêmes.
Il y a 2500 ans, Shakyamuni Buddha
a dit:
La victoire engendre la haine,
Les vaincus vivent dans la souffrance.
Les pacifiques vivent heureux,
Renonçant à la victoire comme à
la défaite.
(Dhammapada, vers 201)
Cette guerre entre les Etats-Unis
et l'Irak ne connaîtra pas de vainqueurs. Mais
il y aura beaucoup de victimes dans le monde entier.
Derrière les faux-semblants, les mensonges et
les armes, il y a les illusions belliqueuses inexprimées
d'un empire américain et d'un empire pan-arabe
avec l'Irak à sa tête. Les empires dispensent
des privilèges à quelques-uns et des souffrances
à la majorité. D'après la loi de
l'impermanence, tous les empires s'effondrent, sans
exception. On ne peut avoir foi ni dans les empires,
les richesses ou les Services de Sécurité,
ni dans les paroles hypocrites de nos dirigeants. On
ne trouve la sécurité que lorsque l'on
reconnaît que tous les êtres désirent
le bonheur, la santé et une vie pleine de sens,
tout comme chacun de nous.
Nous pouvons aussi reconnaître
que ces derniers mois s'est accompli un travail pour
la paix important en étendue comme en profondeur.
Des villes et nations entières se sont exprimées
avec sagesse. Nous n'avons pas arrêté cette
guerre, mais nous l'avons peut-être limitée,
d'une façon que nous ne pouvons discerner clairement.
Nos dirigeants savent que le monde les regardent. Par
notre persévérance à être
des témoins résolus, nous pouvons peut-être
les aider à voir clairement en eux-mêmes.
Nous devons réfléchir
avec beaucoup de sérieux au koan de Pogo (1952):
"Nous avons rencontré l'ennemi, et c'est
nous-mêmes." "Nous", c'est chacun
de nous, c'est George Bush, Sadam Hussein, un grand-père
en Irak, une jeune mère dans l'armée américaine
au Kuweït, une classe d'enfants en Floride …
et ainsi de suite. Nous devons aider chacun à
voir tout être dans sa vérité. Tant
que nous nous attachons à des notions de "nous"
et "eux," à des notions d'empire et
de tribu, notre monde se perdra dans la souffrance.
Tous les peuples sont choisis, toutes les terres sont
saintes. Il peut y avoir des batailles, mais dans le
dharma du Bouddha, on ne peut jamais couper le drap
de la justice pour l'ajuster à la guerre.
Sull'inizio della guerra
La guerra in Iraq è iniziata. Un'altra guerra.
Il mondo stesso è ferito, e la gente è
ovunque addolorata, in ansia, arrabbiata e confusa.
Un fiume infinito di cause per futura sofferenza fluisce
da questa violenza tecnologica, le cui vittime non sono
macchine ma esseri umani, proprio come noi. A breve
seguiranno imprevedibili terrorismo, conflitti regionali
e disastri ambientali.
La missione della Buddhist Peace Fellowship è
quella di incarnare la pace, in noi stessi, nella nostra
comunità e nella nostra nazione, e opporci alla
guerra ovunque. In particolare dobbiamo fare del nostro
meglio per opporci a questa guerra, per farla finire
rapidamente, per limitare le perdite da ogni lato, e
per aiutare le vittime, compresi gli iracheni, le truppe
occidentali e noi stessi.
2500 anni fa il Buddha storico scrisse:
La vittoria alimenta l'odio
Lo sconfitto vive nel dolore
Chi vive la pace vive felicemente
Rinunciando sia alla vittoria sia alla sconfitta
(Dhammapada, veros 201)
In questa guerra tra USA e Iraq non ci saranno vincitori.
Ma sicuramente ci saranno molte vittime, un po' in tutto
il mondo. Al di là di tutte le posizioni, le
menzogne e le armi, ci sono le opposte inconfessate
illusioni di un impero americano e di un impero pan-arabo
guidato dall'Iraq. Gli imperi concedono qualche privilegio
a pochi e sofferenza ai più. Ma in accordo alla
verità dell'impermanenza, proclamata dal Buddha,
ogni impero è destinato a cadere, senza eccezioni.
Non possiamo riporre la nostra fiducia nell'impero,
nella ricchezza, nella sicurezza interna o nelle parole
ipocrite dei nostri leader. C'è sicurezza solo
quando si riconosce che tutti gli esseri aspirano alla
felicità, al benessere e a una vita che abbia
un senso, proprio come noi.
Possiamo vedere come negli ultimi mesi il lavoro per
la pace sia stato generalizzato e profondo . Il dibattito
che ha avuto luogo non ha precedenti. Intere città,
intere nazioni hanno manifestato la loro saggezza. Non
abbiamo fermato questa guerra ma l'abbiamo limitata,
in modi che non possiamo ancora comprendere. I nostri
leader sanno che l'intero mondo sta vedendo. Con la
nostra continua testimonianza possiamo indurlo a vedere
se stessi con chiarezza.
Dovremmo considerare con la massima serietà il
koan di Pogo (1952): "Abbiamo incontrato il nemico,
e il nemico siamo noi". Quel 'noi' è ognuno
di noi, e siamo responsabili della trasfermazione della
nostra sofferenza. In quel 'noi' c'è G. Bush,
c'è Saddam Hussein, c'è un nonno in Iraq,
una giovane madre nell'esercito americano in Kuwait,
una classe di bambini in Florida, e via dicendo. Dobbiamo
aiutare ogni essere vivente ad avere una chiara visione
del suo prossimo. Finché ci aggrapperemo a nozioni
quali 'noi' e 'loro' di 'impero', di 'tribu', il nostro
mondo sarà perso nella sofferenza. Non c'è
essere umano che non sia un 'prescelto', non c'è
terra che non sia 'sacra'. Le battaglie possono continuare
a manifestarsi, ma l'insegnamento buddhista non potrà
mai essere adattato in modo da giustificare una guerra.
-- Boycott War !!
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